Les CoquecigruesJe ne sais pas si , comme moi, vous nourrissez une passion pour les tissus et les impressions textiles... et parmi ceux-ci, j'ai une admiration particulière pour les indiennes, siamoises et toiles de Jouy.Certes, en Provence, les tissus dits provencaux sont des interprétations de textiles provenant de contrées lointaines....

Voici quelques précisions sur le sujet; tout d'abord le terme générique de toile de Jouy s'est appliqué aux toiles de coton imprimées issues de la manufacture française de Jouy en Josas, fondée en 1759 par Christophe-Philippe Oberkampf (1738-1815).

L'usage de peindre et d'imprimer les tissus est connu depuis longtemps, mais l'utilisation de ces tissus peints est très réglementée jusqu'à la seconde moitié du XVII ème siècle. Les relations commerciales se sont alors multipliées avec l'Orient et c'est ainsi que les Perses, les Indiennes et les Siamoises ont été introduites en Europe dès ce XVII ème siècle.Mais cette importation est étroitement surveillée, puis bien vite prohibée en dépit de leur faveur croissante; il faudra attendre le décret du 5 décembre 1759 qui permet l'impression sur toutes sortes de tissus pour assister à une lage diffusion de ces cotonnades tant appréciées.

Des manufactures d'indiennes sont alors crées et produisent en grande quantité et à des prix raisonnables des étoffes fleuries.

boutis fleuris

Oberkampf installe alors sa propre fabrique et fournit rapidement de belles pièces de toile imprimées. Mais, après l'Empire, Jouy connait des périodes de crises successives et la fabrique ferme ses portes en1843; aujourd'hui l'expression toile de Jouy s'applique à une petite partie de la production, désignant des toiles à thèmes champêtres, pastoraux ou antiquisants souvent dans des camaieux de rouge, bleu ou gris.

Mais en fait la renommée et la fortune de la fabrique ont été dues à la fabrication et la vente des Indiennes, cotonnades de grand teint aux multiples motifs fleuris destinées à la confection de vêtements et à l'ameublement.

 

 

Mouchoirs de cou                                    Les Monuments de Paris vers 1818 lit de travers